Pourquoi vous ne trouverez pas de « répertoire national »
C'est l'information la plus utile de tout ce dossier, et personne ne vous la donnera : il n'y a pas de liste officielle où vérifier qu'une certification « compte ». Voici ce qu'il faut faire à la place.
Le RNCP est français. Il n'a pas d'équivalent ici.
Si vous avez lu qu'une formation était « enregistrée au RNCP », sachez que le Répertoire national des certifications professionnelles est une institution française, gérée par France Compétences. Elle ne dit rien de la valeur d'une formation au Sénégal, et un centre dakarois qui s'en réclame vous renvoie à un registre étranger — ce qui n'est pas nécessairement malhonnête, mais n'est pas ce que vous croyez acheter.
Il en va de même pour le CPF, pour Qualiopi, pour les OPCO et pour le « titre professionnel » au sens du ministère du Travail français. Aucun n'a d'équivalent sénégalais. Notre dossier Ce qui n'existe pas au Sénégal fait le tour complet de ces faux amis, côté financement.
Ce qui est en train de se construire
Le Sénégal travaille à un cadre national des certifications. Une commission technique réunissant notamment l'ANAQ-Sup, le 3FPT et les ministères en charge de l'éducation et de la formation professionnelle y travaille, avec des travaux engagés à partir de 2024 et prévus jusqu'à la fin 2026. Le dossier est documenté au niveau continental par l'initiative ACQF.
Autrement dit : ce répertoire n'existe pas encore au moment où nous écrivons. Nous ne fixons pas de date de mise en service — un calendrier de chantier institutionnel n'est pas une promesse.
Les trois vérifications qui remplacent le registre manquant
En l'absence de répertoire, un employeur sénégalais vérifie par d'autres chemins. Ce sont exactement ceux que vous devez emprunter avant de payer.
- 1
L'arrêté d'autorisation du centre
Une école privée de formation professionnelle ne peut ouvrir qu'avec une autorisation du ministère, délivrée après le passage d'une commission pédagogique. Demandez-en le numéro et la date, par écrit. Le dépôt des dossiers d'autorisation se fait chaque année entre le 10 avril et le 10 août.
- 2
Le diplôme d'État, quand il y en a un
CAP, BEP, BT, BTS, certificat de spécialisation, certificat de qualification professionnelle : ce sont des examens nationaux, sous tutelle du ministère. Là, la reconnaissance ne fait pas débat.
- 3
Le registre du certificateur, pour l'international
Pour une certification internationale, l'autorité n'est ni le centre ni l'État sénégalais : c'est l'organisme certificateur. Cisco, Microsoft, AWS, le PMI, PECB, PeopleCert tiennent tous un registre en ligne des certifiés et des partenaires agréés. C'est là, et nulle part ailleurs, que se vérifie une revendication.
Et la validation des acquis de l'expérience ?
Une VAE sénégalaise est en train de naître, mais elle est naissante au sens propre : une expérimentation a été lancée en juillet 2026, portant sur un niveau BTS et sur les filières culturelles et créatives, avec une centaine de professionnels et quelques certifications ciblées — administrateur culturel, technicien son, cadreur, éclairagiste.
Ne bâtissez pas votre projet dessus aujourd'hui. Ce n'est pas un droit ouvert à tous, et l'état d'adoption des textes qui l'encadrent n'a pas pu être confirmé pour ce dossier. Le sujet est traité plus en détail dans Se reconvertir professionnellement.
Une certification en vue ? Vérifions d’abord qu’elle vous servira
Dites-nous le poste que vous visez, votre métier actuel et qui pourrait financer. Un conseiller SenFormation vous dit si la certification que vous envisagez est réellement demandée ici — et vous oriente vers les centres dont l’examen est passé chez un organisme tiers, pas chez eux-mêmes.
Les centres référencés sur SenFormation
À défaut de répertoire national, c’est au centre que se demande le numéro d’arrêté d’autorisation — et au ministère qu’il se confirme.
Questions fréquentes
Existe-t-il un RNCP sénégalais ?
Non. Le RNCP est français. Le Sénégal construit un cadre national des certifications, dont les travaux étaient engagés jusqu'à fin 2026, mais il n'existe pas à ce jour de répertoire national consultable en ligne.
Comment un employeur sénégalais vérifie-t-il une certification ?
Par trois chemins, faute de registre national : l'arrêté d'autorisation du centre, le diplôme d'État lorsqu'il y en a un, et le registre en ligne de l'organisme certificateur pour les certifications internationales.
Un centre me dit être « certifié par l'État ». Comment le vérifier ?
Demandez le numéro et la date de l'arrêté d'autorisation, puis faites-le confirmer auprès du ministère chargé de la formation professionnelle. Une autorisation d'ouverture n'est d'ailleurs pas un label de qualité : elle autorise le centre à fonctionner, rien de plus.
À lire aussi dans ce dossier
Certification, diplôme, attestation : la seule question qui compte
Qui délivre le papier ? Si c'est le centre qui vous a formé, sans examen d'un organisme tiers, vous n'avez pas une certification — vous avez une attestation de présence. Tout le reste découle de là.
Lire la suite →Informatique, réseaux et cloud
C'est la famille où les certifications pèsent le plus lourd à l'embauche, parce que l'examen est passé chez un tiers et vérifiable en ligne. C'est aussi celle où l'on paie le plus souvent pour un « certificat maison ».
Lire la suite →Gestion de projet : PMP, CAPM, PRINCE2
Ce sont des certifications à prérequis : on ne les achète pas, on y est admis sur expérience vérifiable. C'est précisément ce qui fait leur valeur sur un CV sénégalais — et ce qui rend impossible la version « en trois jours ».
Lire la suite →QHSE, sécurité au travail et normes ISO
Ici se cache le faux ami le plus tenace du sujet : le CACES. C'est une certification française, sans équivalent réglementaire sénégalais — et pourtant elle s'achète à Dakar. Voici ce que dit réellement le droit du travail sénégalais.
Lire la suite →Comptabilité, finance et audit
C'est la famille où l'on confond le plus souvent un atout sur un CV et un droit d'exercer. Au Sénégal, le référentiel est l'OHADA, et le titre d'expert-comptable passe par une filière régionale précise — pas par une certification anglo-saxonne.
Lire la suite →Logistique, transit et transport
Le port de Dakar et le commerce régional font vivre un secteur entier. Ici, une profession est réglementée par un agrément d'État — celle de commissionnaire en douane — et le reste s'apprend par des certifications sectorielles.
Lire la suite →Qui paie : la formation, l'examen, et la recertification
Le financement d'une certification se décompose en trois lignes, et les guichets publics ne couvrent pas les trois de la même façon. Le voucher d'examen est celle qu'on oublie de négocier.
Lire la suite →Repérer une formation de complaisance
Six signaux d'alerte et six questions à poser avant de payer. Aucune ne demande de compétence technique : elles demandent seulement d'être posées, par écrit, avant le versement.
Lire la suite →Combien ça coûte, et quand ça vaut le coup
Une certification n'est pas un achat, c'est un abonnement : la plupart expirent. Raisonner sur trois ans, et partir du poste visé plutôt que de la certification, change complètement la décision.
Lire la suite →
Professionnels, Salariés, Demandeurs d'emploi
Trouvez la formation idéale pour booster votre carrière
Choisir mon centre
- Comparez +153 centres
- Contactez les centres directement
- Formations certifiantes
Centres de formation
Référencez votre centre
Recruter vos apprenants
- Visibilité auprès de milliers de professionnels
- Leads qualifiés et géolocalisés
- Tableau de bord de suivi



